dimanche 30 décembre 2012

Jean Ollivier

Le 30 décembre 2005, Jean Ollivier, scénariste et rédacteur en chef de Vaillant et Pif Gadget nous quittait. Le nouveau Pif Gadget mensuel de 2004 se portait encore bien et c'est lors de la fête anniversaire de la première année de sa jeune existence que j'ai eu la chance de faire cette photo de Jean.


Photo M. Arapu



L'hiver 1981-1982, Jean est un de ceux qui ont décidé que je poursuivrai les aventures d'Arthur le fantôme dans les pages de Pif Gadget.
En désespoir de cause, j’ai mis au point un faux scénario, de quoi dessiner une demi-page, plus proche de l’univers du petit fantôme. J’ai été reçu à une réunion de travail de la rédaction, il y avait Jean Olivier, Claude Bardavid, responsable de la BD et Léon. Pour mon plus grand bonheur, cette demi planche a été ma clé d’entrée chez Pif Gadget. Pour les deux premiers épisodes, l’un des plus grands inventeurs d’histoires du magazine, un des ses piliers, Jacques Kamb a écrit les scénarios.
in Quand je serai grand, je ferai Pif !




C'est lui qui en 1986 me laisse entendre qu'Arthur s’arrêtera, mais qui me laisse le scénario de Maric sur lequel je réaliserai une première planche. Je rêve encore de finir cet épisode, si un éditeur saura se montrer suffisamment courageux.
« Le fils d’Arthur », écrit par Maric, devait être le trente-septième épisode d’Arthur. C’est Jean Ollivier qui m’avait donné le scénario, tout en craignant qu’il ne sera pas publié. J’ai insisté pour le prendre, sans demander de bon de commande. J’ai commencé à le dessiner avec un petit pincement au coeur.
En effet, juste après avoir fini la première planche, j’ai appris que la rédaction avait décidé d’arrêter la parution d’Arthur. C’est bien plus tard que j’ai compris, Vaillant venait de perdre son autonomie.
in Arthur tome 3, Le fils d’Arthur




Mais tout d'abord et bien avant ces petites anecdotes personnelles, Jean Ollivier est un des plus grands scénaristes de Vaillant et Pif Gadget, à qui nous devons un grand nombre des plus belles aventures en bandes dessinées.



























Jean Ollivier était le père de Docteur Justice, de Loup Noir et de nombreux autres héros de papier à l’âme bien trempée. Il nous a quittés il y a quelques jours, pour un long voyage de l’autre côté de la page…
Au journal nous sommes tous très tristes car Jean était notre ami. Un véritable. Un de ceux sur lequel on peut compter et avec qui on accepte de faire un long bout de chemin, certain qu’en sa compagnie, celui-ci sera plus que lumineux.
Journaliste, bon vivant, grand écrivain pour la jeunesse, pirate dans l’âme et scénariste de bandes dessinées à l’imagination riche et féconde, ce natif de Paimpol, courageux et tenace, faisait flotter haut et loin le drapeau noir de l’aventure.
La rédaction
(Sous cette signature se cache le texte émouvant de François Corteggiani)


2 commentaires:

  1. Ah, le Jean ! Quel bonhomme, celui-là. Et qu'est-ce que je regrette de ne pas l'avoir revu après la soirée de 2004... Il en avait des choses à raconter... (tu es sûr que c'est lui le scénariste de J. Flash pour le retour de l'Homme invisible ? C'était plutôt Lecureux, cette série... Et même Rieu, vers la fin !)

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  2. Sûr, non, les avis sont partagés, Lecureux pour les uns, Ollivier pour les autres. Rieu n’a signé que « Jeux de mains, jeux de vilains » et ce qui est sûr, c’est qu’à la fin c'est Castex.

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