vendredi 21 décembre 2012

La pension Radicelle - 1

Nous sommes derrière le rideau de fer dans les années de guerre aussi froide que pouvaient être les hivers de Roumanie dans les années 50. Croyez-moi, c’était quelque chose, la neige dégagée sur le bord de la route dépassait facilement mon hauteur de l’époque, et ça n’était pas inhabituel. Né à Bucarest, dans une belle et grande maison, qui par la volonté de l’histoire et des alliés, ressemblait, pour mon jeune âge et à mon ingénuité, plus à La pension Radicelle qu’à la demeure du Docteur Jivago, je découvrais Vaillant le journal le plus captivant.
(in « Quand je serai grand je ferai Pif »)








La Pension Radicelle est, après Placid et Muzo, avant Pif le chien, ou encore plus tard Athur le fantôme justicier, une des séries qui m’ont ouvert le goût à la lecture. C’était eux mes amis en couleurs que j’ai voulu rejoindre un jour, à quatre ans.
Eugène Giroud, son papa, signait Eu. Gire. À l’âge de mes premières lectures, je trouvais très rigolo qu’on signe Moi. Gire, en effet, en roumain « eu » signifie moi. J’aimais particulièrement cette bande dessinée pour son grand nombre de personnages, chacun préoccupé par une seule chose, me faire rire et je ne m’en privais pas.

Ce que je n’ai su que plus tard, Eu. Gire était un des premiers piliers du journal Vaillant, avant Arnal, il était présent depuis le premier numéro avec R. Hudi Junior, personnage qui par sa brune houpette, son pantalon de golf (mais à carreaux) et par son chien Nitrate, rappelait furieusement un personnage déjà célèbre (et qui, pour une fois, n’était pas américain). Mais c’est dans cette série qu’Eugène Giroud s’exercera avec des personnages que nous retrouverons plus tard dans La Pension Radicelle, en commençant avec R. Hudi père, qui tout en rappelant le Professeur Nimbus nous laisse entrevoir le futur Saturnin.




Avant La Pension Radicelle et avant une très longue liste de séries qu’il créera pour le magazine Vaillant, mais aussi pour d’autres maisons (avec l’espoir que nous allons revenir dessus), Eu. Gire nous régalera avec un western, Les Roule-ta-Bosse et Jim Yes Yes.




Voici maintenant trois planches parmi les premières de cette série, La Pension Radicelle, qui fut pour moi une des plus belles de Vaillant le journal le plus captivant.









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