mercredi 20 janvier 2016

Brutti, sporchi e cattivi*, vous saluent bien bas…




«Affreux, sales et méchants», ou quand Scola était affreux, sale et génial

Jean-Marc Proust | 20.01.2016

Primée à Cannes mais moins réputée que «Nous nous sommes tant aimés» ou «Une journée particulière», cette comédie sur le quotidien des «borgate», ces bidonvilles en lisière des grandes villes, devenait incroyable de violence à force d’être drôle. Dans la filmographie d’Ettore Scola, disparu ce mardi 19 janvier à l'âge de 84 ans, Affreux, sales et méchants fait tache. C’est le film un peu honteux, qui voisine avec les chefs d’œuvre reconnus, la grande fresque historique de La Nuit de Varennes, les illusions perdues de la gauche (Nous nous sommes tant aimés) ou la dénonciation du fascisme (Une journée particulière). Affreux, sales et méchants fut récompensé à Cannes d'un prix de la mise en scène mais fut un bide commercial. Et suscita la controverse, tant il prenait tout le monde à revers.





http://www.ecranlarge.com/films/851475-affreux-sales-et-mechants







http://www.cdandlp.com/armando-trovaioli/brutti-sporchi-e-cattivi-affreux-sales-et-mechants/45t-sp-2-titres/r115402501/



* : https://fr.wikipedia.org/wiki/Affreux,_sales_et_méchants





Ettore Scola, nous l'avons tant aimé


Diplômé en droit, il entreprend une carrière de journaliste avant de commencer à écrire des scénarios pour des comédies de Dino Risi (Le Fanfaron en 1961 et Les Monstres en 1963). Il tourne son premier film en 1964, une comédie intitulée Parlons femmes avec Vittorio Gassman. Puis, s'écartant du registre purement humoristique il dépeint les évolutions de la société italienne au 20ème siècle, s'attachant à des personnages complexes, parfois marginaux, souvent vulnérables.







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