mercredi 18 septembre 2013

Georges Braque


Hésiod et Muzo


Georges Braque, né à Argenteuil (Seine-et-Oise, actuellement Val-d'Oise) le 13 mai 1882 et mort à Paris le 31 août 1963, est un artiste-peintre et un sculpteur français. Il est, avec Pablo Picasso, l'un des initiateurs du cubisme. Peintre de compositions animées, figures, intérieurs, natures mortes, paysages, peintre de collage, graveur, sculpteur. L'artiste s'inscrit dans un premier temps dans le mouvement fauve, puis cubiste.

Du fauvisme au cubisme

Il peint ses premières œuvres sous l'influence de l'impressionnisme jusqu'à ce qu'il découvre au Salon d’Automne de 1905 les toiles d'Henri Matisse et d'André Derain. Puis débute une collaboration artistique avec Othon Friesz avec qui il fait un séjour à Anvers, puis l'année suivante, à L'Estaque (Bouches-du-Rhône), d'où il rapporte des tableaux fauves aux couleurs pures et aux compositions géométriques. (Souvenirs d'Anvers). Ses tableaux sont exposés en mars 1906 au Salon des indépendants. En 1907, il est marqué par l'exposition de tableaux de Paul Cézanne au Salon d’Automne. Il commence à élaborer un nouveau système de représentation en se basant sur la simplification et la géométrisation des formes et la mise à plat de la perspective. Puis il rencontre Pablo Picasso qui peint alors Les Demoiselles d'Avignon. C’est pour lui une révélation. En accord avec ces deux influences et son intérêt pour l’art primitif, son orientation picturale est complètement bouleversée. Alors il peint, de décembre 1907 à juin 1908, Le Grand Nu dans lequel il représente les volumes par de larges hachures cernées de noir.



Georges Braque, Grand Nu
© Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. Rmn / Georges Meguerditchian © Adagp, Paris 2013

Georges Braque

18 Septembre 2013 - 06 Janvier 2014 Grand Palais, Galeries nationales

Le Grand Palais présente la première rétrospective consacrée à Georges Braque (1882-1963), depuis près de quarante ans. Initiateur du cubisme et inventeur des papiers collés, il fut l’une des figures d’avant-garde du début du XXe siècle, avant de recentrer son œuvre sur l’exploration méthodique de la nature morte et du paysage. L’exposition propose un nouveau regard porté sur l’œuvre de l’artiste et une mise en perspective de son travail avec la peinture, la littérature ou la musique de son temps. Elle réunit des œuvres venues du monde entier. Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais en partenariat avec le Centre Pompidou. Exposition réalisée grâce au soutien de Nexity.






Braque, le fauvisme et le retour à la terre



Le Grand Palais à Paris accueille à partir de ce mercredi, la plus grande exposition consacrée au plus classique des modernes, inventeur, en cordée avec Picasso, du cubisme. Que peint Georges Braque dans ses dernières années et jusqu’à sa mort, en 1963, alors qu’il vit retiré à Varengeville, non loin de Dieppe, dont le petit cimetière, près de l’église, sur la falaise accueille sa tombe ? La réponse à cette question pourrait paraître simple. Il peint des paysages, des marines, des barques échouées… Ses paysages, des petits formats rectangulaires, sont ramenés à l’essentiel. Le ciel, l’horizon, des champs, peints avec une touche grasse, épaisse. « J’essaye, dit-il, de tirer mon œuvre du limon de la terre. » Mais si l’on ose ce paradoxe, c’est cette simplicité même qui fait problème aujourd’hui, plus que l’invention du cubisme, « en cordée » selon ses termes avec Picasso, à partir de 1907-1908. Ses derniers tableaux, à propos desquels on pense un peu au Champ de blé aux corbeaux, la dernière toile de Van Gogh, clôturent logiquement la rétrospective au Grand Palais, en gardant leur mystère.



Un peu plus abordable que le catalogue officiel, je vous conseille


http://www.boutiquesdemusees.fr/fr/librairie/braque-expo/6103.html?par=113

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