Albert Uderzo, l’un des pères d’« Astérix », est mort
Par Frédéric Potet | 24 mars 2020
Le dessinateur de bande dessinée, dont le nom figure sur les centaines de millions d’exemplaires des aventures des irréductibles Gaulois vendus dans le monde depuis 1961, est décédé mardi à l’âge de 92 ans d’une crise cardiaque.
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| Pif et Astérix - Corteggiani & Cavazzano |
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| Obélix par Arnaud Hilm |
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| Mon premier Astérix, in Arabelle 1977 |
Hommage de Blutch à Uderzo : un beau dessin raté
26 Mars 2020 | Par Maël Rannou
Suite au décès d’Uderzo, Libé a fait appel à Blutch pour sa couverture. Il faut dire que Blutch est assurément un des meilleurs dessinateurs de bande dessinée actuels et qu’il avait déjà rendu hommage à Uderzo à plusieurs reprises, notamment en utilisant Astérix pour la couverture de Variations, son album de réinterprétations de planches canoniques de la bande dessinée paru en 2017.
En couverture de Libé un dessin simple, Astérix et Obélix portant, à la place du menhir habituel, une version géante du Coronavirus, sujet central de l’actualité depuis des semaines. Le dessin est plutôt beau, évidemment, et j’ai vite vu mes réseaux saluer le talent de l’auteur et la beauté de l’hommage. Ainsi qu’une interrogation, plusieurs personnes s’étonnant d’apprendre qu’Uderzo avait succombé du fameux Covid19.
Disparition d’Albert Uderzo, un géant de la bande dessinée de notre temps
24 mars 2020 | par Didier Pasamonik (L’Agence BD)
« Albert Uderzo est mort ». On a beau prononcer ces mots, les lire en boucle sur les dépêches, on n’arrive pas à y croire. Il venait d’une famille où on mourait centenaire, on pensait qu’il allait y aller allègrement. Il était né le 25 avril 1927 à Fismes, dans la Marne, d’une famille d’immigrés originaires du Nord de l’Italie. Une région certes devenue « romaine » mais qui n’en était pas moins gauloise…
Dessins hommages | Irréductible et désormais immortel, Uderzo laisse Astérix et Obélix orphelins mais riches d’amis
Le 24 Mars 2020 | Alexis Seny
Oniratousauparadix est à la fête. Assurancetourix est sans voix, même pas besoin de le bâillonner. Sans doute, aussi, les sangliers ne se sont-ils jamais autant approchés du village d’irréductibles. Sur lequel le ciel semble être tombé. Bélénos ne sera d’aucun recours. Idéfix n’a jamais autant pleuré, pourtant le vent s’est calmé, aucun arbre n’est tombé. Astérix et Obélix sont partout et nulle part à la fois. Sur l’océan de leurs larmes, on irait jusque chez les Bretons, au moins. Les Romains ont posé leurs armes, sur les ordres de leur nouveau chef Reposdujus. Sous le coup de l’émotion, Abraracourcix porte à main levée le bouclier sur lequel trônent ses deux serviteurs. Panoramix n’a pas trouvé la fameuse potion d’immortalité. L’ennemi pouvant vraiment briser la quiétude de nos Gaulois est démasqué. Il l’avait déjà été, ce fatidique 5 novembre 1977. Rebelote, ce 24 mars 2020. Oui l’ennemi est démasqué, il n’était pas chinois (mais peut-être le cinéma de Guillaume Canet démentira), ni corona, nos héros de toujours sont eux décasqués face à l’étrange pouvoir de la mort. Celle qui unit dans la douleur et dans le bonheur paradoxal d’étaler ses dessins souvenirs. Uderzo est mort dans son sommeil la nuit dernière. Il a tant distribué de paires de baffes, que, cette fois, ce sont ses pairs qui distribuent les baffles, pour que retentissent le chant d’amour que chacun, de tous les pays, de toutes les couleurs, de tous les styles, lui livre, aujourd’hui. Grands ou anonymes, tous saluent la mémoire de celui qui était sans doute le dernier monstre sacré de la Bande Dessinée franco-belge.