jeudi 29 septembre 2016

Tous aux barricades !




La révolution des images (1830-1914)

Colloques et séminaires
Les 19 octobre, 16 novembre et 14 décembre 2016, de 18h30 à 20h30.
Les 18 janvier, 15 février, 15 mars, 19 avril et 10 mai 2017, de 18h30 à 20h30.


Les « Conférences Étienne-Jules Marey » entendent rendre hommage au génial inventeur du chronophotographe – d’aucuns diraient du cinématographe – en invitant un chercheur reconnu pour ses travaux sur le statut de l’image dans notre société. En 2016-17, l’invité du Musée des arts et métiers est Benoît Peeters.
Au cours de ces huit conférences, Benoît Peeters analysera les mutations fondamentales qu’ont connues les images entre 1830 et 1914, en devenant reproductibles et séquentielles, puis mobiles. Ce sont les médias naissants – la caricature, le livre illustré, la bande dessinée, la photographie, le cinéma et le dessin animé – qui seront surtout évoqués. Mais au lieu de les séparer, la recherche mettra en évidence tout ce qui les relie.







Jack Lang : « Il faut remettre sur le tapis toutes les questions de création, de production, de diffusion de la bande dessinée. C’est urgent, c’est vital. »

Didier Pasamonik (L’Agence BD) | 29 septembre 2016

À propos des auteurs de bande dessinée dont l’avenir est interrogé par ces Rencontres aujourd’hui, il fait ce constat : « Il y a un hiatus entre le temps de la création qui est nécessairement long, pour la bande dessinée peut-être parfois plus que pour d’autres formes d’art, et les possibilités économiques qui s’offrent à nous et qui ne permettent pas d’assurer la vraie rémunération des auteurs. Chaque discipline a sa propre logique économique, ce qui fait que nous avons inventé des mécanismes qui ne sont pas les mêmes pour le théâtre, pour la musique classique, pour les musiques actuelles… et qui prennent en considération la singularité de ces arts. J’en parlais hier à l’éditeur Guy Delcourt auquel je remettais la Croix du mérite, nous avons esquissé l’idée, pour la BD, d’un système de péréquation, de cotisation collective – je parle en pesant mes mots, en mettant des guillemets- comme on le fait pour le cinéma ou la musique, un système qui serait plus solidaire. C’est vrai que les auteurs de BD sont héroïques, ils ont un incroyable dévouement à leur art et leurs rémunérations n’est pas à la hauteur de leur talent ou de leurs besoins. Il y a bien sûr une solution du côté des éditeurs mais ce n’est oas une question que l’on résout en opposant les uns aux autres. J’ai l’habitude de trouver ce type de compromis, d’équilibre. La Loi de 1985 sur les droits d’auteur et les droits voisins était le fruit d’une longue discussion entre les diffuseurs, les producteurs, les auteurs… Il faut s’y atteler. »


Jack Lang à Angoulême : « Les auteurs sont héroïques. »








Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire