samedi 19 avril 2014

Histoire de langues




Pourquoi la langue française a raté le virage du web


Le français, c'est 4% du monde numérique. Bien moins que le japonais ou l'allemand. A lire dans "BoOks".
Du Bellay s’indignait déjà, au XVIe siècle, que la France ne tire plus gloire de «l’amplification de son langage». Qu’eût-il dit face à la déroute du français sur le Web? Notre langue n’a conquis que 4% de ce nouveau territoire, où se joue l’avenir des cultures– c’est peu, très peu face à l’anglais (56%); et moins que le russe, le japonais, l’allemand, ou l’espagnol.
Si l’anglais est devenu le latin d’Internet, c’est évidemment parce qu’il en est la langue maternelle. Mais aussi parce que cet idiome, à la syntaxe plutôt facile et composée d’un très riche vocabulaire de mots compacts, convient particulièrement bien au monde numérique.

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Les langues d'Ésope


Un certain jour de marché, Xantus, qui avait dessein de régaler quelques-uns de ses amis, lui commanda d'acheter ce qu'il y aurait de meilleur, et rien autre chose. « Je t'apprendrai, dit en soi-même le Phrygien, à spécifier ce que tu souhaites, sans t'en remettre à la discrétion d'un esclave.» Il n'acheta donc que des langues, lesquelles il fit accommoder à toutes les sauces : l'entrée, le second, l'entremets, tout ne fut que langues. Les conviés louèrent d'abord le choix de ce mets ; à la fin ils s'en dégoûtèrent. « Ne t'ai-je pas commandé, dit Xantus, d'acheter ce qu'il y aurait de meilleur ? - Eh ! qu'y a-t-il de meilleur que la langue ? reprit Ésope. C'est le lien de la vie civile, la clef des sciences, l'organe de la vérité et de la raison : par elle on bâtit les villes et on les police ; on instruit, on persuade, on règne dans les assemblées, on s'acquitte du premier de tous les devoirs, qui est de louer les Dieux.



Le nom d'Ésope est attaché à un palindrome en langue française : « Ésope reste ici et se repose ».





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