vendredi 7 octobre 2011

Arapu • Backstage • Comics

Ces derniers jours, un ami proche, qui venait de découvrir ce blog, m’a demandé :
— Mais, tu ne pourra pas tenir un blog à ce rythme, chaque jour ?

En effet, je ne me suis pas proposé d’apporter une nouvelle information chaque jour, non seulement ce ne sera pas toujours possible, mais en plus j’ai un nouveau bébé, bien plus gras, dont je devrai m’occuper, un site, tout beau, tout nouveau. Enfin, c’est vous qui allez me le dire en le consultant.

« L’eusse-tu cru ? » devient le blog officiel du site Arapu • Backstage • Comics

Arapu • Backstage • Comics

jeudi 6 octobre 2011

Steve Jobs est mort

C’est très triste. Je le suis aussi, il représentait beaucoup pour moi. Je pense à tous ceux qui ressentent cette grande perte. Qu’il repose en paix !

Ce texte est saisi sur un Mac.

http://www.apple.com/fr/
http://www.apple.com/fr/stevejobs/

mercredi 5 octobre 2011

Le monde est plein de polissons !

Des bruits circulent sur nos amis, Placid et Muzo. Ils vivent ensemble, dans la même maison… enfin, vous voyez, ce genre de bruit susurré à voix basse, dans le dos des gens et le creux de l’oreille. Ils ont même poussé le vice jusqu’à fabriquer de fausses couvertures de magazines, pour étayer leurs vilains propos. Décidément, dans quel monde vivons-nous !


 Nous avons la preuve, et bien, c’est faux, Placid n’est pas comme ça, lui !























C’est dans le numéro 215 de Vaillant, vous vous rappelez, quand Placid avait encore tous ces cinq doigts à ses jolis mimines. C’est à dire, que ce n’était pas hier ! C’était bien avant.


Vaillant N° 215
semaine du 27 juin au 3 juillet 1949


Frappe, frappe je suis un âne
Tape, tape sur mon crâne !

mardi 4 octobre 2011

Le neveu d’Hercule !


Nous sommes nombreux à savoir que Roger Mas(montheuil) a créé Pifou, celui qui est bien connu pour la qualité de sa conversation, glop glop, ou pas glop pas glop. Pifou apparaît la première fois dans un long récit complet, du numéro 685, Spécial Vacances de Vaillant, du 29 juin 1958. Pifou est le fils de Pif. Tout comme son célèbre papa, il connaît aussi le succès, ayant sa propre et longue série, à côté du chien Brutos et plus tard, d’autres personnages, des albums, son format poche et même deux fois, son propre magazine !

Un certain nombre d’entre nous, savent aussi que Mas avais donné aussi un neveu au matou Hercule.

Mais bien moins nombreux sont ceux qui connaissent le nom de ce chaton à l’existence éphémère. Après de longues recherches menées par les meilleurs journalistes de notre blog, nous avons enfin, ce soir, pour vous, la réponse.

C’est Pif lui-même qui nous révèle son nom : "Minouf", neveu d’Hercule !

Vaillant N° 740 page 24

Ouf, encore un grand mystère résolu !

lundi 3 octobre 2011

Interviews politiquement corrects sur Pif Gadget 1


Aujourd’hui il y a une forte demande de politiquement incorrect. Nous allons procéder différemment.
Fred Coupechoux est un personnage de l’«ombre» de Pif Gadget. Il ne fait pas partie des dessinateurs et scénaristes de bandes dessinées, des «stars» qui se retrouvent sous les feux de la rampe des lecteurs passionnés par le sujet. Fred est un journaliste-maquettiste qui a travaillé sur la dernière formule de Pif Gadget, 2004-2009. Nous nous retrouvons aujourd’hui pour cette interview.



 — Bonjour Fred, c’est pour commencer avec toi, si tu le veux aussi, une série d’interviews, qui va s’appeler «Interviews politiquement corrects sur Pif Gadget». Par ce titre, volontairement rigolo, j’entends comprendre le phénomène Pif Gadget, de ce qui fonctionnait, de ce qu’il aurait été souhaitable de faire en plus, pour que ce magazine que nous aimons, continue, de connaitre ton point de vue et celui de beaucoup de personnes qui suivront, je le souhaite, et ce sans essayer à trouver des coupables.
— Bonjour Mircea, ce ne sera vraiment pas facile, mais allons-y. (rires dans l’assistance)

— Est-ce que tu as connu Pif Gadget et son ancêtre Vaillant dans ton enfance, dans ta jeunesse, et jusqu’à quel âge l’as-tu lu ?
— D’abord Vaillant, j’ai toujours vécu avec Vaillant quand j’étais petit, Vaillant et puis après, Pif Gadget. Je l’ai lu jusqu’à 13, 14 ans. Après, quand ça a changé, je ne l’ai plus lu, j’étais ado.
— Est-ce que tu as remplacé Pif par un autre journal de bandes dessinées ?
— Non, Vaillant et Pif c’était culturel dans ma famille. A chaque Noël j'avais droit à Vaillant, les grands albums, les recueils. Et en plus, ça allait avec le côté militant de mon père, qui vendait l’Huma Dimanche avec Vaillant, Pif . Quand on était gamins, c'était bien ciblé et assez radical il y avait Pif - Vaillant d'un coté, celui des prolos et des gens de gauche, laïcs et progressistes et de l’autre il y avait Cœurs Vaillants, Tintin pour les réactionnaires et les cathos petits bourgeois…
— Est-ce que tu as distribué Vaillant ?
— Non, pas Vaillant, mais Pif, en vente militante, plus tard, quand j’étais militant (limite garde rouge).
— Pif Gadget ?
— Oui, Pif Gadget, on le vendait avec l’Huma Dimanche.
— Bien, avant de parler de la période ou tu a travaillé à la rédaction, je sais que tu as eu une expérience dans la presse. Peux-tu nous en parler ?
— Oui, j’ai travaillé à plusieurs endroits, les Éditions Mondiales, qui faisaient plusieurs publications, dont Télé Poche, après j’ai bossé dans des boîtes, où l'on montait plusieurs magazines. Ma meilleure expérience a été de travailler à l’Événement du Jeudi, c’était d’abord une bonne boîte et c’était intéressant de bosser dans un canard d’actualités. Après, malheureusement, ils ont vendu la fabrication à une boîte privée, et nous continuions à monter des canards (L'événement, Femme actuelle…) mais l'ambiance était différente et le travail moins intéressant. Je suis arrivé à Pif comme comme pigiste d’abord, et là c'était complètement différent et nouveau pour moi.
— Comment est-tu rentré à Pif ?
— Par un ami que j’avais fait embaucher par connaissance et qui m’a fait embaucher ensuite à son tour. Et j’étais donc là depuis le numéro 1, quand le journal a été relancé. C’était une chose complètement nouvelle pour moi, car je ne connaissais pas du tout ce monde de la BD.

— Parlons maintenant de Pif Gadget, la partie principale de notre interview… que ressentais-tu dans ce travail à la rédaction, qu’est-ce que tu aimais le plus dans les bandes dessinées, dans la partie magazine qui se voulait éducative et au final, qu'aurais-tu ajouté ou changé pour l’améliorer.
— En gros je ne connaissais rien à ce monde, je ne suis pas un amateur de BD, donc j’ai découvert cet univers, que je ne connaissais pas. Et j’avoue que ça m’a intéressé, c’était inédit, le fait de rencontrer des dessinateurs, des auteurs, qui, entre autres, ne sont pas tous aussi sympathiques, qu’on pourrait le croire.
— Quelles étaient tes préférences dans les bandes dessinées, pour le graphisme, les scénars, en dehors des personnes, peux-tu me citer une bande dessinée que tu aimais particulièrement ?
— Oui, entre autres, Lobo Tommy de Herlé, Jean-Paul Farte de Steve Baker (aujourd’hui La vie en slip, publié dans Spirou et édité en albums aux Éditions Dupuis - NDLR) que nous aimions tous les deux, aussi pour ses étonnantes mises en couleurs, Banc d’essai des Totos Brothers, Bibop et Loula de Arnaud Hilmarcher, un style très novateur, et enfin Les Robinsons, de Fiquet et Bordeleau, en fait, les trucs les plus déjantées ! Et j’aimais bien le singe (Marshal Monk) de Vincent Fourneuf, Mathilde Domecq a fait des illustrations géniales pour Glop Glop.
— Parlons aussi de la partie magazine. Tu faisais partie de ceux qui étaient favorables à l’existence d’un magazine à l’intérieur d’une publication de bandes dessinées. Quel est ton impression sur ce que nous avons fait et penses-tu que nous aurions pu l'améliorer ?
— Nous avons réussi à faire, surtout au début, des choses tout à fait intéressantes, peut-être un peu touffues à mon goût. Je ne sais pas si nous avons réussi à cibler le lectorat, que nous nous sommes proposés. C'était bourré de bonnes idées humanistes, mais le message politique (que j'arrivais souvent à soutenir), était les trois quarts du temps d’une lourdeur évidente (par exemple les articles sur la Palestine), qui ne pouvait correspondre à un lectorat qui avait douze, ou quatorze ans.
Si dans la première période ces choses-là existaient bien, il y avait des choses très intéressantes, comme la nouvelle du mois, les reportages sur les enfants du monde, les critiques ciné, livres… dans la deuxième période, quand la pagination a baissée et que le magazine était en cahier central, sur un nombre de pages restreints, là, c'était tout et n'importe quoi, le travail rédactionnel était bâclé (sauf quand on s'adressait à de vrais journalistes venus de l'extérieur), les interviews de vedettes étaient convenus, racoleurs, et la partie magazine ne correspondait plus à nos lecteurs.
— Donc, ce qu’il aurait fallu, c’est des journalistes, alors que nous, nous étions en fait une équipe très réduite.
— Exactement, par exemple les articles de Christel Trinquier, professionnels, avait une autre gueule, que les trucs faits à la va-vite sur un bureau. La partie magazine n’était plus faite d'une manière professionnelle.
— Avais-tu des idées pour améliorer la formule ?
— Oui, pas moi spécialement, mais l'équipe restante. Nous avions un tas d'idées pour améliorer ce journal, que nous aimions tous, en faire un journal vivant, pour véritablement s’intéresser et intéresser nos lecteurs, mais nous n’avons jamais été écoutés, et n'avons jamais rien pu mettre en œuvre et puis le canard a coulé… 
En étant politiquement correct : tout ça, c'est un énorme gâchis.
— Merci Fred.
— De rien Mircea.


dimanche 2 octobre 2011

Aujourd’hui, repos !



Un livre passionnant, José Cabrero Arnal - De la République Espagnole aux pages de Vaillant, la vie du créateur de Pif le Chien, de Philippe Guillen, aux Nouvelles Éditions Loubatières. Philippe Guillen nous fait découvrir l’œuvre espagnole, étonnamment riche, de l’illustre créateur de Pif, et sa vie, l’exil en France et la déportation.

Vous en lirez plus dans l’article des Nouvelles Éditions Loubatières et voici trois images, pour vous mettre en appétit :

Barcelone, œuvre de jeunesse 

Barcelone, essai de BD publicitaire

Quatrième de couverture de Cutezătorii

L’iconographie de ce livre est extrêmement riche, un grand merci à l’auteur pour son travail exceptionnel et une bise sur la truffe !



…et pour faire sérieux, en dehors des illustrés pour enfants, je lis aussi un livre (un vrai !) 1Q84 - Livre 1, Avril-Juin, de Haruki Murakami, traduit par Hélène MORITA, aux Éditions Belfond, ce n’est pas pour rien si c’est un succès.

samedi 1 octobre 2011

La saison des bandes dessinées

L’eusses-tu cru ? L’automne est la saison des salons et autres festivals de bandes dessinées. Bien sûr, il y a la rentrée des classes, les vendanges, les mariages et que sais-je, mais tout ça ce n’est rien par rapport aux salons BD ! Jugez vous-même :
La semaine dernière, j’ai été invité à Mont Saint Sulpice (89, Yonne) pour la première édition du salon « Le Mont des Bulles et de l’Imaginaire », organisé par Dominik Vallet et Cédric Basset.
Parmi les nombreux dessinateurs et éditeurs, était présent mon ami et scénariste Jacques Kamb, auteur des bandes dessinées Dicentim le petit Franc et Couik l'oiseau préhistorique et de l’affiche du salon.





Pour les photos de l’événement, allez en admirer sur facebook, je vous recommande les nombreuses photos de Korri Gan, grand amateur de bandes dessinées en général et de Jacques Nicolaou en particulier :



La semaine prochaine, parmi un grand nombre d’auteurs, je serai invité au dix-huitième Festival de bandes dessinées de Buc.



Et cette longue introduction, c’est pour vous parler d’un salon qui se déroule aujourd’hui, Le Bistro BD, sixième tournée, organisée par mon ami François Corteggiani, au Jardin des Glaces, dans la belle ville de Carpentras.



Parmi les invités, Laurent Verron*, auteur de l’affiche, Florence Cestac et Nikita Mandryka ! Et pour connaître la longue liste complète des invités, Pierre Dubois, Michel Plessix, André Benn, Cric, Silvina Pratt, Herlé, Jean-Pierre Croquet, Marc Caro, Mathilde Domecq, André Taymans, Johan Pilet, Brice Tarvel, Stéphane Bileau, Georges Ramaîoli, Christophe Simon, Al Coutelis, François Jarry, Bob Darvel**, allez ici, sur le site de François.


* : et l’exposition avec une conférence présentation de Cecil McKinley
** : ça fait du monde, et du beau !

Encore un excellent cru !

Alors, l’automne est la saison des salons et autres festivals de bandes dessinées, êtes-vous convaincus ?