jeudi 7 mai 2026

J’AI le nouveau numéro spécial des 80 ans de Placid et Muzo
… et « J’AI » (et ses 80 auteurs) y est !



Au début des années 70, encore dans ma Roumanie natale, biberonné au seul Vaillant / Pif gadget, grâce à la Bibliothèque française (comme on avait baptisé l’Institut français de Bucarest à l’époque) j’allais enfin découvrir bien plus de bandes dessinées, Astérix, Tintin, Spirou, Lucky Luke et aussi des magazines, Pilote et Spirou. Si Pilote avait été pour moi à plusieurs titres, une énorme et belle surprise, c’était moins évident avec Spirou. En effet, quand vers la fin des 60, j’ai débuté ma quête, trouver les plus anciens numéros de Vaillant qui ne se trouvaient pas encore dans ma collection, je suis tombé sur un ancien numéro de Spirou (de 1962) bien supérieur aux actuels. Ceci dit, le Spirou des années 70 avait deux affaires qui m’ont intéressées. La première, la bourse des échanges, elle m’a permis avec de nouveaux correspondants de connaitre les plus actuelles publications BD qui n’étaient pas forcément promues par l’Institut. Enfin, la deuxième et pas la moindre, m’a permis de corriger mes connaissances concernant un domaine entraperçu auparavant, et oh combien captivant, celui des fanzines.
Aujourd’hui, profitant de cette rare occasion de parler des deux premiers héros de mon enfance, j’ai enfin pu écrire sur ce sujet si important, que sont les journaux des fans, la transition évidente de l’époque de la lecture vers celle d’une éventuelle future vocation / activité professionnelle.
En effet… 

Depuis 1955, un jeune dessinateur oeuvre dans Vaillant, avec des jeux, des cabochons et des bricolages. Dans Vaillant N° 712 du 4 janvier 1959 (page 32) une nouvelle vie démarre sous la plume de Jacques Nicolaou et deviendra très vite un grand succès pour les enfants !
Dans son imposant ouvrage Mon camarade, Vaillant, Pif Gadget - L’histoire complète, 1901-1994, Richard Medioni, ancien rédacteur en chef de Pif Gadget et un des principaux participants à la relance du célèbre magazine dans les années 2000, nous raconte l’arrivée de Jacques Nicolaou chez Vaillant, ses premières illustrations et enfin la reprise de Placid et Muzo. 
Au delà du succès des nouvelles aventures, s’adressant vraiment aux enfants, j’ajouterais qu’on peut mesurer la réussite de Nicolaou au grand nombre de jeunes lecteurs, devenus auteurs de bandes dessinées à leur tour. Un exemple des plus éloquents est celui des deux artistes plasticiens qui ont crée le graphzine « Journal de Placid et Muzo », ils ont pris comme nom d’artiste Placid (Jean-François Duval), et Muzo (Jean-Philippe Masson). 
Bien d’autres jeunes talents, nourris au lait de nos deux bestiaux, ont créé de nouvelles histoires d’ours et de renard pour leur propre compte, en dehors des Éditions Vaillant. Il y a deux ans, à l’occasion de l’avant-dernier-festival-d’Angoulême-avant-qu’il-ne-s’arrête, 80 fans (dont votre serviteur) se sont réunis autour des deux susmentionnés pour concocter un numéro spécial, format poche-legèrement-plus-grand, de toute beauté, Placid et Muzo LE RETOUR.

extrait de « Arnal passe le témoin » in 80 ans Placid et Muzo Pif-Paf-Pop Culture - Vaillant Éditions*

Avec cet argument, j’aimerais demander à mon directeur des nouvelles publications Pif, d’ouvrir dans la trop rare publication trimestrielle, une nouvelle rubrique dédiée à ce phénomène. D’autres demandes suivront, mais elles feront l’objet de futurs articles. 




* : et maintenant, je profite pour remercier ici Alix, la Directrice Artistique de Vaillant Éditions, qui m’a aidé en me laissant délicatement sept pages pour cet article, à la place des cinq qui m’étaient attribuées à l’origine par la Direction. 




 

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