Le graffiti n'est pas fait pour plaire
Sarah Diffalah | le 22 septembre
Jamais sans sa bombe. Elle est là, dans le coffre de son scooter. Toujours. Car l'envie de laisser sa trace sur le béton peut lui prendre n'importe quand. Olivier, alias Keno, 36 ans, enfourche alors sa bécane, direction la banlieue parisienne, à la recherche de murs vierges. La dernière fois, c’était à Ezanville, où il s'est attaqué aux bâtiments de la zone commerciale qui longe la départementale. Des graffs illégaux. Olivier est un puriste du graffiti. Depuis l'âge de 15 ans, cet ancien Parisien parcourt la ville pour faire des flops, des tags, des graffs. "Le graffiti me procure des montées d'adrénaline, me donne le temps d'explorer la ville, m'offre une liberté, me maintient vivant", explique-t-il dans ce bar du 11e arrondissement de Paris qu'il dirige et où il nous a donné rendez-vous.

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