dimanche 27 novembre 2011

vendredi 25 novembre 2011

ABC…

A comme Arthur le fantôme justicier,

Arthur, le fantôme justicier, d’après Jean Cézard, scénario Jack Kamb, dessin Mircea Arapu

B, comme Bibop et Loula,

Bibop et Loula, par Arnaud Hilmarcher

C, comme Couik, l’oiseau préhisto,

Couik, l’oiseau préhisto par Jacques Kamb

et toutes les lettres de l’alphabet pour écrire de nouveau Pif Gadget !


Les auteurs de Pif Gadget, Jacques Kamb, Max Lenvers, Nikita Mandryka, François Corteggiani, Mircea Arapu, Herlé, Patrick A. Dumas, Eric Ivars, Jean-Christophe Pol, Arnaud Hilmarcher, mais aussi Frank Margerin, Jean-Yves Brouard, Jo Hell, Francis Nicole, Claude Turier et bien d’autres encore seront ce week-end à la Mairie du treizième arrondissement de Paris, pour le Salon de la BD de collection !




Affiche du Salon, dessinée par François Corteggiani

mercredi 23 novembre 2011

Interviews politiquement corrects sur Pif Gadget 2

— Bonjour François, j’aimerais te poser quelques questions, connaitre tes impressions, en tant qu’acteur majeur du retour d’un mythique Pif Gadget, qui pendant une période extrêmement difficile pour la presse, a vécu pendant cinq ans.

— Bonjour a toi, camarade Doubitchou.





— Est-ce que tu as connu Pif Gadget et/ou son ancêtre Vaillant dans ton enfance, ou ta jeunesse, et jusqu’à quel âge l’as-tu lu ?

— Quand j’étais môme, c’était ma voisine dont le père était au PC, qui était abonnée de facto a Vaillant qui me le passait, car elle, ça ne lui plaisait pas. Ça a duré jusqu’en 1966/67 si je me souviens bien.



— Sinon, quelles étaient pendant ton enfance tes publications préférées de bandes dessinées ?
Pépito, et Pippo, Akim, et Spirou et Tintin aussi, auxquels mon frère était abonné et Mickey également, qu’un autre voisin me passait. Une cousine de ma mère elle, me refilait Bayard, puis après Record… c’était très éclectique comme tu vois, j’ai vraiment eu de la chance. Puis Pilote est arrivé.

— Comment es-tu arrivé aux Éditions Vaillant, dans les années soixante-dix ?

— Par la porte de la rue des Petits Hôtels… sinon par l’intermédiaire de Michel Motti, avec qui j’avais sympathisé au SNDP, le syndicat dont s’occupait Pierre Legoff.



— Qu’est-ce que tu peux nous raconter sur cette période, les anecdotes les plus hilarantes, ou les histoires les plus révélatrices.

— Hilarantes, je ne sais pas, révélatrices non plus, car personne ne perçoit les choses de la même façon. Je me souviens qu’il y avait une cantine au sous sol, haha… sinon, qu’à part certains crétins directoriaux, c’était assez bon enfant… ça a vraiment été ma famille pendant presque vingt ans.



— Toujours dans les années soixante-dix, sans parler du « studio Pif », beaucoup de jeunes dessinateurs arrivaient à la rédaction, avec qui tu as liées de fortes amitiés. Avant de parler d’eux, quels sont les scénaristes et dessinateurs anciens, que tu as connus et appréciés. En est-il un, particulièrement marquant ?
— Cézard… c’est le premier que j’ai rencontré, en arrivant la première fois a la rédac… Nortier, Gillon, Gaty, Lecureux, Chéret, Mas et d’autres, que j’oublie et surtout, surtout Jean-Claude Poirier, trop tôt disparu… et ceux qui sont devenus mes amis, Jean Ollivier, René Moreu, et le très cher Kline.



— Au milieu des années quatre-vingt, Anne-Marie Schropff, nouvelle responsable des bandes dessinées, fraichement arrivée de Métal Hurlant,  et parce qu’elle prenait à cœur son travail, avait organisé, à l’occasion de la conception d’un numéro Spécial Premier Avril, une réunion avec la plupart des auteurs. En discussion avec une responsable du magazine (que je nommerai pas), j’avais parlé de ma joie de rencontrer, enfin, mes collègues et qu’il serait bien de recommencer. Elle ne partageait pas ma joie et trouvait que les dessinateurs sont des gens qui préfèrent vivre seuls et qui n’aiment pas se rencontrer. Comme je sais que tu pensais le contraire et que tu voyais beaucoup de collègues, racontes-moi comment tu avais réussi.

— Ta « responsable » ça devait être Nicole Marliac. Réussi à rencontrer des collègues tu dis ? Et comment ? Beaucoup par le biais du syndicat déjà cité, Arnao, Massard, Parras que j’aimais énormément, Ribera et surtout Claude Marin qui était vraiment tout pour moi et dont je regrette la présence chaque jour… et puis au fur a mesure, par affinités et je ne sais quoi d’autre…



— Qu’est-ce que tu peux me raconter de plus intéressant, sur la fin du Pif Gadget «historique», en 1993 ?

— Rien en fait, si ce n’est que comme d’habitude les dessinateurs et scénaristes furent les derniers informés des trous dans la coque du navire et que certains membres de la direction s’étaient accordés juste avant de conséquentes pour ne pas dire pharaoniques augmentations… ce qui explique peut être cela.



— Tu fus un des principaux acteurs du retour de Pif Gadget, en 2004, peux-tu nous parler en deux mots, de ces débuts.

— C’est grâce, ou à cause de Jean Ollivier, que je me suis retrouvé  embarqué la dedans, sous la houlette de Patrick Appel-Muller. Ce fut vraiment malgré tout, une belle aventure…



— Quels ont été les projets que tu avais, qui ont réussi et quels sont ceux qui pour des raisons diverses n’ont pas abouti.

— Le projet principal c’était surtout de faire un journal qui se tienne et de le consolider petit à petit par un retour progressif de dérivés, type parade, ou poche pourquoi pas, histoire de renouer avec une tradition… pour le reste…



— Tu as découvert la plupart des auteurs publiés dans Pif Gadget. Est-ce qu’il y a des exceptions ?

— Découvert, non… certains avaient déjà négocié leur participation et ils m’ont été dirons nous, amicalement imposés… d’autres comme Herlé, ou Barison, ou Cavazzano, ou Godard étaient pour moi une évidence… et puis il y a ceux que je suis allé chercher comme les Totos, Cèbe, Mazyn, Verdier, O’Groj, Tarrin, et Mathilde Domecq que m’a présentée Herlé. Il n’y en a que deux qui m’ont planté vraiment et c’est dommage, Yannick et Bianco, qui aurait voulu que le journal s’appelle Hot Dog gadget.

— Comment as-tu fait pour connaître ces nombreux auteurs et découvrir de nouveaux talents ?
— En faisant simplement mon boulot je crois, tout ça vient d’un intérêt pour le travail des autres, après ça suit, ou pas.



— Qu’est-ce que tu penses des magazines complémentaires, Glop-Glop et Tout à lire, était-ils arrivés trop vite, les voyais-tu tels qu’ils ont été faits ?

— Tout à Lire était un rachat, avec un bagage déjà lourd, alors que Glop Glop était une création. Glop Glop avait ma préférence, mais économiquement, je continue à penser qu’ils sont arrivés trop tôt.



— Pareil, que penses-tu de la collaboration avec TF1 Vidéo et la publication d’une collection d’albums Pif Gadget ?

— Pour ces albums, je n’étais pas d’accord non plus et la suite a prouvé que j’avais raison… surtout avec des maquettes aussi laides et un marchand de bugnes du côté TF1 éditions.



— Pour revenir à Pif Gadget proprement dit, que penses-tu de son contenu, le long de grosso-modo deux formules, du rapport BD - magazine ? Y voyais-tu des éléments à améliorer ?

— Tout est améliorable, mais je dois l’avouer j’ai toujours milité pour plus de BD.

— Est-ce que pour toi il y a une baisse d’intérêt pour la BD, surtout la BD magazine (presse), qui a contribué à la disparition de notre magazine préféré ? Est-ce qu’il y a une remise en question à faire pour la presse en général et pour la BD en particulier ?

— Baisse d’intérêt sous cette forme là, je ne sais pas, diversifications de l’intérêt sans doute. Je trouve juste dommage la disparition des journaux, car ça permettait a ceux qui arrivaient, de se faire les dents en étant payés, même un peu, plutôt que de se faire entuber en faisant un album entier, en ne se faisant pas payer du tout.



— Penses-tu que d’autres raisons ont contribué à cette nouvelle disparition et s’il y avait une solution pour les éviter ?

— On va dire aussi que c’est la crise la fautive… c’est plus facile et plus correct comme ça… une raison ??? Une gestion hasardeuse … une solution ??? Sans doute, mais c’est trop tard pour en parler.



— Nous sommes bien nombreux à être attristés par la disparition du cabot, est-ce que nous le verrons bientôt ?

— Je ne vois pas pourquoi tu me poses la question, puisque tu le sais déjà… oui, à partir du 24 novembre dans le quotidien et du 3 décembre dans l’hebdo il entame une nouvelle vie en couleur dans l’Humanité.





— C’était pour que tu nous l’annonces, merci François.
— Merci a toi camarade Doubitchou.

Pif le chien vit !

Aussi incroyable que ça puisse paraître, le cabot a décidé de revivre !


Nous l’apprenons aujourd’hui sur le site de l‘Huma :

  • Dès demain, vous découvrirez d’autres transformations
Une Une plus diversifiée ; un Pif dynamisé et colorisé par l’un des auteurs qui ont pris la suite d’Arnal, François Corteggiani ; des rendez-vous thématiques le lundi avec le travail, le mardi l’économie, le mercredi l’Europe, le jeudi Cactus et Libres Échanges – page précieuse où les jeunes lecteurs ont quartier libre –, et le vendredi la page Planète…
Le cinéaste et écrivain Pier Paolo Pasolini jugeait que « la culture, c’est la résistance à la distraction ». L’Humanité a aussi cette ambition.




Pif, pif, hourra !


Toutes les informations sur le Blog de François Corteggiani



lundi 21 novembre 2011

dimanche 20 novembre 2011

Encore ?

Serait-ce un Francobelge, ou peut-être même deux, si nous comptons les jambes et divisons par deux ?

Le Mystère s’épaissit. Aurons-nous la réponse un jour ?

samedi 19 novembre 2011

Salon de la BD de collection Paris XIII

XIII* = ne pas confondre avec la célèbre série de bandes dessinées sur un scénario de Jean Van Hamme et illustrée par William Vance (et Jean Giraud pour un album !)
* en réalité, le XIIIe arrondissement de Paris, tiens, il n’y a pas de fonction « supérieur/exposant » pour la mise en page du texte sur Blogger.

Et bien, il ne reste plus qu’une semaine jusqu’à l’ouverture du 11e onzième (Blaggueur, hein…) Salon de la BD de collection, le 26 novembre 2011 à la Mairie du onzième, pardon, on s’y perd, treizième arrondissement de Paris.




Affiche du Onzième Salon de la BD de collection - illustré par Kort
Et pour la première fois, cette année, au Salon de la BD de collection (onzième) de Paris, à la Mairie du treizième arrondissement sera représentée le Francobelgie ! Et ça, c’est quelque chose !

Couleurs de la Francobelgie


Toujours là !

Et ils sont nombreux !




au moins deux !

vendredi 18 novembre 2011

jeudi 17 novembre 2011

Vaillant, le journal vraiment le plus captivant 7

L’album 19 arrive avec un événement exceptionnel, qui va bouleverser notre magazine, Vaillant, le journal le plus captivant !

Album Vaillant N° 19, recueil des numéros 387 à 399
Comme d’habitude, l’illustration de la couverture, signée par Lucien Nortier, alterne avec les illustrations « comiques » de Cabrero Arnal.

Vaillant N° 387, 12 octobre 1952,  page 1
Une fois encore, la page de Placid et Muzo n’est pas dessinée par Arnal. Par ailleurs, le pantalon de Placid, avec sa bretelle en diagonale, nous rappelle une époque bien antérieure à 1952.

Vaillant N° 387,  page 3
Le Charlot de Jean-Claude Forest, tire sa révérence, pour une surprise, à venir la semaine suivante.

Vaillant N° 388, 19 octobre 1952,  page 1
Retour de Placid et Muzo dessinés par Arnal. Vous aurez remarqué la présence du pantalon vert à bretelle unique sur un dessin de 1952, sans doute pour ne pas embrouiller les jeunes lecteurs.

Vaillant N° 388,  page 3
Appelé Le Copyright à l’origine, Le Copirit par la suite, cette étonnante histoire de Jean-Claude Forest, influencera le jeune Nikita Mandryka pour la création d’un autre personnage, tout aussi étonnant, Le Concombre masqué.

Vaillant N° 389, 26 octobre 1952,  page 1
Nouveau gag de Placid et Muzo, dessiné par Arnal, Placid retrouve enfin son costume habituel.

Vaillant N° 397, 21 décembre 1952, page 1
Enfin, l’événement de cet album, le numéro spécial Noël, 24 pages de bonheur et l’apparition de Pif le chien dans les pages de Vaillant.

Vaillant N° 397, page 3
Début d’un nouvel épisode, La furie de l’or noir, un des plus beaux de Sam Billie Bill, de Lucien Nortier.

Vaillant N° 397, page 7
 Annonce de relancement de Fils de Chine.

Vaillant N° 397, page 8
 Première planche de Pif le chien (c’est moi !) Curieusement, cette première planche n’est pas signée C. Arnal.

Vaillant N° 397, page 9
Pif photographiant Placid, Muzo et ses neveux, illustration pour le grand concours de Noël.

Vaillant N° 397, page 21
Le chevalier de Lagardère, dessiné par Cézard. On aperçoit en bas à droite une publicité pour l’album Placid et Muzo en Perse.

Vaillant N° 398, 28 décembre 1952, page 16
Deuxième planche de Pif le chien, en page 16 du numéro suivant, 398. Cette fois la planche est signée et nous faisons connaissance avec Hercule, le matou des chats, présenté par le père Bouledegomme, caché sous la cape à Mister. Hercule fait appel à un vautour, un loustic des plus louches. Il est intéressant de voir que ce type de personnage animalier, propre à l’univers de Placid et Muzo, disparaitra pour longtemps de l’univers de Pif.

Vaillant N° 399, 4 janvier 1953, page 1
Comme vous l’avez déjà remarqué, depuis le numéro 397, la tête de Pif décore le titre du magazine le plus captivant, sans doute une volonté de la rédaction et direction du journal de promouvoir le cabot.

Vaillant N° 399, page 16
Troisième planche de l’histoire à suivre de Pif. Le père Bouledegomme nous promet une suite la semaine prochaine et les suivantes !

Album Vaillant N° 20, recueil des numéros 400 à 412
Pif le chien apparait pour la deuxième fois sur une couverture d’album, il s’installe à côté de Placid et Muzo.

Vaillant N° 400, 11 janvier 1953, page 1
 Nouveau gag de Placid et Muzo qui n’est pas signé.

Vaillant N° 400, page 16
Le père Bouledegomme relance l’aventure. Cet épisode sera repris au numéro 1158 du 23 juillet 1967, redessiné par Pierre Lamblot de 9 ans, nous explique-t-on, qui n'était pas encore né, quand cette histoire fut publiée pour la première fois (par erreur la rédaction évoque l’année 1952).

Vaillant N° 401, 18 janvier 1953, page 1


mercredi 16 novembre 2011

mardi 15 novembre 2011

Vaillant, le journal vraiment le plus captivant 6

La suite de l’album Vaillant N° 18 :

Vaillant N° 379, 17 août 1952,  page 1
Placid et Muzo et Nabuchodonosor le perroquet, une histoire qui durera le temps de quatre semaines.

Vaillant N° 379,  page 9
 La Pension Radicelle, une nouvelle bande dessinée comique, star du magazine, due à E. U. Gire, avait droit à la couleur, encore rare en ces années.

Vaillant N° 380, 24 août 1952,  page 1


Vaillant N° 380,  page 3
Toujours Charlot de Forest, une bande dessinée que j’aimais particulièrement pour son humour non conventionnel.

Vaillant N° 380,  page 9


Vaillant N° 381, 31 août 1952,  page 1

Vaillant N° 381,  page 3


Vaillant N° 381,  page 9


Vaillant N° 381,  page 10
La quête de l’Aruda, bande dessinée d’aventures, dessinée par Jean Cézard, qui deviendra rapidement encore plus connu pour ses histoires comiques, spécialement Arthur, le fantôme justicier.

Vaillant N° 381,  page 12
 Sam Billie Bil, dessiné par Lucien Nortier, qui forme avec Raymond Poïvet et Paul Gillon, le trio des grands dessinateurs réalistes, de Vaillant.

Vaillant N° 381,  page 15
Encore Cézard, il avait déjà une belle production !

Vaillant N° 382, 7 septembre 1952,  page 1


Vaillant N° 382,  page 3


Et l’album Vaillant N° 18 finira avec le numéro 386, sans Pif le chien. Il faudra attendre l’album suivant, le numéro 19, pour lire la toute première aventure de Pif dans Vaillant.